Vendredi 23 novembre 2007, Festival de danse de cannes.Inspiré de l'ouvrage "les villes invisibles" de Calvino, le chorégraphe plasticien donne à voir une pièce aux dimensions démesurées.
Son installation, un carré d'un blanc immaculé, va peu à peu se déformer, se destructurer au contact des danseurs pour devenir un ciel tombant qui peut piquer, se déchirer...L'affaissement de la structure est impréssionant autant que les costumes et les accessoires des danseurs. Créatures ou bourreaux, le spectacteur est face à l'imagination débordante de Frederic Flamand qui montre l'oppression de la ville, de la vie sociale. La grâce du violon est brisée par des transformations sonores électriques et les batons illuminés guidés par les danseurs rappellent ceux du théâtre nô.
Cette pièce est à la hauteur du travail plastique du chorégraphe toujours plus innovant. Mais si les décors ouvrent pleinement notre imaginaire, les corps manquent d'originalité...Les danseurs du Ballet National de Marseille sont certes de très bons danseurs, mais le projet de corps du chorégraphe reste inabouti. Les fouettés et grands jetés sont souvent inutiles dans la chorégraphie et l'on se demande parfois si le mouvement a une signification. Le discours de la pièce est décalé avec le discours des corps...
Le travail du rapport entre la danse et l'architecture va toujours plus loin dans l'imagination plastique. Suivre les créations de Frédéric Flamand, c'est suivre les nouveautés du rapport entre la danse et les nouvelles technologies. Et dans ce domaine, il est incontournable !
